<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-30092366</id><updated>2011-04-21T12:17:02.198-07:00</updated><title type='text'>CHEVAUX HISTORIQUES. FAMOUS HORSES</title><subtitle type='html'>Philippe THOMAS-DEREVOGE dédie son premierlivre,Complicité au galop, à sa première monture, Domingo, acquise en Forêt Noire. 
Puis il s’établit à Fontainebleau, à deux pas du Centre Sportif d’Equitation Militaire et du Palais. C’est dans ce creuset de l’histoire de France qu’il marie son amour du cheval avec celui de l’odyssée Napoléonienne. C’est là qu’il écrit le VIZIR.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://chevaux-celebres.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30092366/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chevaux-celebres.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>CHEVAL</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00486273841969419197</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>3</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30092366.post-115100459093124728</id><published>2006-06-22T12:14:00.000-07:00</published><updated>2006-07-17T06:19:49.646-07:00</updated><title type='text'>le fabuleux tableau d'Ernest MEISSONIER (1815-1891)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6303/3220/1600/meissonier.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; HEIGHT: 1px; TEXT-ALIGN: center" height="129" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6303/3220/320/meissonier.jpg" width="189" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6303/3220/1600/ep87.20.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 364px; CURSOR: hand; HEIGHT: 187px; TEXT-ALIGN: center" height="207" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6303/3220/320/ep87.20.jpg" width="409" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est la charge des cuirassiers de Nansouty à Friedland (14 juin 1807), passant devant Napoléon et son état-major. A gauche les quatre chasseurs à cheval constituant l'avant-garde réglementaire de Sa Majesté, quand elle est en campagne. Comment pourrait-on mieux exprimer l'enthousiaste abnégation, mise au service de la Nation française, des cavaliers de la Grande Armée?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;A propos de Meissonier, voici un extrait de mon livre "Complicité au Galop" qui lui est consacré:&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;     Philippe aime les arts en général, et son goût pour l’équitation n’est que l’une des facettes de cette sensibilité à toutes les expressions de l’esthétique. Le cheval, sa morphologie, ses attitudes, le cavalier, son style, ses gestes, ses costumes, le matériel, la beauté des cuirs, celle des bronzes des cuivres ou des métaux nickelés, sont des sources d’inspiration qui alimentent depuis toujours l’imagination des peintres ou des sculpteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi tous les créateurs pour lesquels il éprouve une admiration particulière, Ernest Meissonier (1815-1891), un artiste connu surtout pour ses illustrations de la Comédie humaine, oublié aujourd’hui mais adulé sous le second empire, établit à son avis le lien le plus parfait entre son amour du cheval et celle de l’expression picturale. Deux de ses tableaux ont mieux que d’autres frappé son imagination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le premier, il l’avait découvert dès son enfance dans un album retraçant les campagnes napoléoniennes. C’était un vieux livre, un prix de fin d’année scolaire gagné par son père. Avec son frère, le soir, sur leur lit, ils l’ouvraient avec gourmandise pour découvrir le spectacle des grandes batailles illustrées par différents maîtres du XIXe siècle, mais au centre, une double page reproduisant en noir et blanc une scène de Friedland (1807), le salut à l’Empereur d’un régiment de cuirassiers, sabre au clair, partant pour une charge au galop, méritait plus que les autres leur attention et leurs commentaires admiratifs. C’était l’une des œuvres maîtresses de Meissonier, sans doute la plus importante par sa taille, 1,35 mètres de haut sur 2,42 de large, mais néanmoins caractéristique de son style précis décrit comme « microscopique » par les critiques élogieux comme par ses adversaires, dont Émile Zola.&lt;br /&gt; Le peintre y reproduisait, avec une  richesse de détails et une exactitude minutieuse qui lui coûtèrent treize ans de travail, l’expression de ces solides guerriers, la puissance de leurs chevaux et la beauté des uniformes et des armes. Bien des années plus tard Philippe retrouve ce tableau au Metropolitan Museum de New York, au hasard de ses visites, et il est impressionné par ses dimensions et ses couleurs que l’ouvrage monochrome de son enfance ne lui avait pas révélées.  Cette rencontre fortuite avec ces deux pages ancrées dans ses souvenirs lui permet aussi de découvrir que, très curieusement, tous les cavaliers représentés, sauf bien sûr l’Empereur et son état-major, ont le même visage, dans des expressions différentes néanmoins. Il apprendra par la suite que c’était une pratique assez courante des peintres de cette époque cherchant à gagner du temps pour l’exécution d’une commande en travaillant avec un seul modèle. Il doit admettre aussi que l’œuvre manque d’inspiration créative mais a la qualité d’une parfaite exécution, une beauté « artisanale », comparable à celle des miniatures indiennes, et aussi la valeur d’un authentique témoignage historique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  L’autre, qu’il rencontre au Musée d’Orsay, illustre une scène de la campagne de France, où l’Empereur, l’expression ténébreuse sur son cheval gris, passe au milieu de ses troupes sur un chemin enneigé et sous un ciel aussi sombre que sa destinée. Une page nostalgique de l’histoire de notre pays, une leçon pour apprendre que la vie réserve bien des déconvenues , même aux personnages les plus brillants, ces derniers ayant toutefois l’avantage de pouvoir trouver la force de faire face dignement à l’adversité. Une vision stoïcienne qui rejoint les enseignements de son père lequel aimait dire les vers d’Alfred de Vigny : « gémir, pleurer, prier, est également lâche. Fais énergiquement ta longue et lourde tâche dans la voie où le sort a voulu t’appeler, puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Meissonier, aujourd’hui relégué au rang des peintres de second ordre ou dénigré pour avoir été donné en exemple par les détracteurs de la peinture impressionniste, celle des « refusés », quand il était lui admis au premier rang des modèles d’un  style exagérément académique, rejoint pour Philippe les victimes trop nombreuses des conflits idéologiques ou intellectuels alors qu’il peut prétendre, au même titre que ses rivaux, à la reconnaissance du public amateur d’art. Il a en particulier le mérite d’avoir, avant les autres, mis à profit la photographie stroboscopique pour reproduire plus fidèlement le déplacement des membres des chevaux. Car c’est en 1878 que cette révolution éclate : son contemporain, Edweard Muybridge, fait sensation en présentant des séries de photographies décomposant les allures d’un cheval prises à l’aide d’une batterie de vingt-quatre chambres noires ! Accessoirement son invention lui permet aussi,  mais cette fois pour un public plus confidentiel, de faire admirer les évolutions d'une belle à moitié nue. Meissonier, peintre plus militaire que romantique, fut sans aucun doute plus directement intéressé par la première application  de cette découverte qui annonce l’autre révolution , celle des frères Lumière, le cinematographe (1895).&lt;br /&gt;Ses premières représentations des allures et en particulier celles du galop, antérieures aux révélations apportées par cette technique, s’avérèrent fausses, comme celles de tous ses confrères, depuis les peintures rupestres. La radiographie de ses œuvres tardives révèle des repeints, des corrections qu’il effectua pour rétablir la réalité des positions des membres. Philippe apprécie cette rigueur associée à la valeur de l’expression artistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moins sensible à cet art qui préfigure ou initialise celui de la photographie, Emile Zola fustige ce peintre et ses tableaux présentés à l’Exposition universelle, avec toute la verve et l’esprit de son style littéraire :&lt;br /&gt;« Le livret m’apprend que M. Meissonier a été l’élève de M. Léon Cogniet - ce dont on ne se douterait guère – qu’il est membre de l’Institut, officier de la Légion d’honneur, et qu’il a déjà obtenu quatre médailles, sans compter les deux grandes médailles d’honneur qui lui ont été décernées aux Expositions universelles de 1855 et de 1867. Voilà un homme heureux, un grand artiste dont les petites œuvres sont dignement récompensées. De plus, il paraît que ce peintre vend horriblement cher le millimètre carré de toile. Riche, admiré, aimé de la cour et de la ville, des imbéciles et des gens d’esprit, M. Meissonier doit avoir beaucoup de talent.&lt;br /&gt;Le malheur est que je suis un pauvre hère, aveugle et inintelligent sans doute, qui ne saisit pas bien dans toute sa large étendue le talent de M. Meissonier. Qu’il joue joliment de son petit flageolet, cela n’est pas discutable, mais le succès qu’il obtient, les honneurs dont on l’accable, me font toujours chercher en lui un homme que je ne trouve pas.&lt;br /&gt;Je suis allé très dévotement me promener devant les quatorze tableaux qu’il a à l’Exposition universelle. Il y avait là beaucoup de foule, et j’ai eu grand-peine à faire mes dévotions. Je me suis frappé la poitrine, j’ai supplié le ciel de me donner la foi. Un succès a toujours sa raison d’être. Par quel miracle se faisait-il que je restais parfaitement froid, lorsque la foule enthousiaste me serrait à m’écraser, en s’exclamant, en énumérant à voix basse, avec un étonnement religieux, le prix fabuleux de chacun de ces bouts de toile ?…Cependant, à côté de moi, deux amateurs, la loupe à la main, regardaient une des figurines. L’un d’eux s’écria brusquement : « L’oreille y est toute entière. Regardez donc l’oreille. L’oreille est impayable ! » L’autre amateur regarda l’oreille qui, à l’œil nu, paraissait un peu plus grosse qu’une tête d’épingle, et, quant il eut bien constaté que l’oreille existait dans son intégralité, ce furent des exclamations sans fin d’admiration et d’enthousiasme. Puis les deux amateurs étudièrent les autres morceaux de la figurine et déclarèrent ne jamais avoir rien vu de plus délicat, de plus vif, de plus fin, de plus spirituel, de plus fini, de plus ferme, de plus précis, de plus parfait.&lt;br /&gt;Pendant que ces deux messieurs, qui avaient fait leurs classes et qui protégeaient sans doute les arts, s’exclamaient à ma droite, un couple bourgeois, une grosse dame et un gros monsieur, sentant encore la cannelle et la mélasse qu’ils avaient vendues pendant trente ans, se tenaient à ma gauche, muets de contentement. Enfin ils comprenaient la peinture. Après avoir regardé quelques centaines de tableaux qu’ils avaient trouvés fort laids, sans oser le dire tout haut, ils rencontraient des images qui leur convenaient. La grosse dame murmurait : « Seigneur ; que c’est joli, que c’est joli ! » Et le gros monsieur répondait : « Oh ! oui, c’est joli, c’est bien joli ! »&lt;br /&gt;Alors le voile se déchira. Je compris tout d’un coup le talent, l’immense talent de M. Meissonier. L’admiration des amateurs et du couple bourgeois venait enfin de me faire juger sainement ce peintre qui a le don rare de plaire à tous, même - surtout, allais-je dire – à ceux qui n’aiment pas la peinture. »&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30092366-115100459093124728?l=chevaux-celebres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chevaux-celebres.blogspot.com/feeds/115100459093124728/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30092366&amp;postID=115100459093124728' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30092366/posts/default/115100459093124728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30092366/posts/default/115100459093124728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chevaux-celebres.blogspot.com/2006/06/le-fabuleux-tableau-dernest-meissonier.html' title='le fabuleux tableau d&apos;Ernest MEISSONIER (1815-1891)'/><author><name>CHEVAL</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00486273841969419197</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30092366.post-115100167762005563</id><published>2006-06-22T11:37:00.000-07:00</published><updated>2006-07-15T15:20:58.926-07:00</updated><title type='text'>LE VIZIR, le plus illustre cheval de NAPOLEON</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6303/3220/1600/vizir5.1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6303/3220/320/vizir5.1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Philippe THOMAS-DEREVOGE&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Editions du ROCHER&lt;/strong&gt;, collection Cheval-chevaux.&lt;br /&gt;Roman, 327 pages. Prix 17,90 euros&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parution : 8 juin 2006&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début de son règne, Napoléon reçoit en cadeau de Selim III, le sultan de Turquie, un magnifique pur-sang arabe : il s’appelle Le Vizir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment de son départ d’Istanbul, Selim III l'exhorte à devenir « le cheval le plus illustre du grand Napoléon ».&lt;br /&gt;Ses vœux sont exaucés : Le Vizir accompagne Sa Majesté du Camp de Boulogne jusqu'à son exil à l’île d’Elbe. L’homme et le cheval se retrouvent enfin aux Invalides : naturalisé après sa mort, Le Vizir rejoint le Musée de l’Armée. Il s’y trouve toujours aujourd’hui, à deux pas du tombeau de l’Empereur.&lt;br /&gt;L'épopée napoléonienne vue à travers la vie quotidienne des équipages et le récit des liens qui unissent Napoléon et ses montures, dont Le Vizir, font l'originalité et la nouveauté de ce texte. Il répare une injustice en racontant, pour la première fois et de façon très documentée, l’existence de ces héros anonymes que furent les chevaux de Napoléon Bonaparte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SERVICE DE PRESSE : Marjolaine de Latour, 01 40 46 54 07&lt;br /&gt;&lt;a href="mailto:m.delatour@wanadoo.fr"&gt;m.delatour@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Avant-propos&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un excellent ami m’a dit un jour : « si tu crois avoir une bonne idée et que personne ne l’a eue avant toi, alors prends garde, elle est sans doute mauvaise ». C’est une leçon que j’ai maintes fois vérifiée dans ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir aimé assidûment les écrits historiques, en particulier ceux consacrés au XIXe siècle et, plus encore, les ouvrages relatifs au premier Empire, après avoir aussi pratiqué l’équitation avec dévotion et dédié mon premier livre, « Complicité au galop », à mon premier cheval, un Mecklembourg dénommé Domingo, j’étais tout naturellement enclin à penser qu’il serait juste d’écrire un roman sur la vie de ces héros anonymes que furent les chevaux de Napoléon Bonaparte, de révéler leur contribution aux plus grands moments de l’épopée impériale dans un texte qui serait une synthèse de mes deux passions. J’étais persuadé que le sujet intéresserait de nombreux lecteurs et que mes connaissances équestres et napoléoniennes, ajoutées à l’abondante bibliothèque que j’avais constituée sur ces deux matières, me permettraient de mener ce projet à bon port. Je savais aussi que les Archives nationales préservent le fameux registre d’Armand de Caulaincourt, inspecteur général des écuries du Premier Consul puis Grand écuyer de France à partir de juillet 1804 : c’est le « registre de l’équipage de selle de l’Empereur et de sa maison militaire » où, de 1800 à 1814, sont consignés le nom, les origines, le signalement, la taille, la date d’acquisition et de réforme de 1500 chevaux ayant appartenu aux écuries impériales. Il me fournirait d’indispensables précisions historiques.&lt;br /&gt;C’était en Novembre 2003. L’idée était bonne : Philippe Osché avait publié un an plus tôt son remarquable ouvrage intitulé « Les chevaux de Napoléon ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pensée me vint alors de choisir entre toutes l’une de ces célèbres montures et d’en faire le personnage principal de mon roman. Le récit de sa vie au jour le jour illustrerait par son exemple celle de ses congénères affectés eux aussi au service du souverain. Il fallait qu’elle fût entrée à l’équipage de selle en début de siècle pour que ses aventures permissent au lecteur le parcours des plus glorieuses et des plus tragiques étapes du règne de l’Empereur. Des témoignages de sa présence sur les champs des grandes batailles étaient eux aussi indispensables pour que je pusse imaginer son comportement, son rôle, les dangers auxquels elle s’était trouvée exposée au cours de fabuleux combats, tout en respectant la vérité historique. Idéalement, ce devait-être un des favoris, un des chevaux dits « du rang de Sa Majesté » remarqué pour sa beauté, un des modèles choisis par les grands maîtres de la peinture équestre et militaire de cette époque. En particulier par Horace Vernet : ses portraits, exécutés sur commande du grand écuyer Caulaincourt, nous ont laissés des images précises. Celui de mon héros enrichirait les descriptions que j’aurais à écrire. Enfin je recherchais le cheval dont l’existence était associée à des faits surprenants, comportait de zones d’ombre sur lesquelles je pourrais tenter d’apporter un éclairage personnel, me fournirait quelques indices incomplets sur le fil desquels je tirerais afin de tisser à mon gré la trame d’une authentique aventure.&lt;br /&gt;C’est ainsi que mon choix s’est porté sur le Vizir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que j’ai d’abord voulu faire de ce livre un roman, il m’a fallu, pour assurer l’attrait et la continuité du récit, pour l’enrichir d’intrigues, d’effets de surprise et de rebondissements, prendre quelques libertés avec les certitudes des historiens : combler les silences ou les imprécisions des sources où je puisais ma documentation, choisir entre différentes données contradictoires celles qui s’intégraient le mieux à mes narrations, même si elles n’étaient pas les plus vraisemblables, allonger ou raccourcir les durées, jouer avec certaines dates à quelques jours ou quelques mois près, mais je ne l’ai fait que sur des points anecdotiques et jamais à propos des évènements majeurs du premier Empire et des règnes qui lui ont succédé que j’ai toujours cherché à relater en respectant l’authenticité des faits.&lt;br /&gt;En écrivant les dernières lignes de ce texte, j’ai le sentiment d’avoir atteint le but que je m’étais fixé : que les lecteurs puissent découvrir dans ces pages la description fidèle du cadre et des conditions de vie des chevaux de Sa Majesté, retrouver le souvenir des hommes et des femmes qui les entouraient de leurs soins, de leur science et de leur affection, enrichir leurs connaissances sur d’importants évènements ou des détails savoureux jalonnant l’histoire du premier Empire, et surtout se distraire en se laissant entraîner dans le cours des aventures du Vizir, un animal d’exception qui fit la fierté de ses serviteurs et aussi celle de son maître chaque fois qu’il eut l’honneur de le porter sur son dos pour le conduire sur le chemin de la gloire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Philippe Thomas-Derevoge&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30092366-115100167762005563?l=chevaux-celebres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chevaux-celebres.blogspot.com/feeds/115100167762005563/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30092366&amp;postID=115100167762005563' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30092366/posts/default/115100167762005563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30092366/posts/default/115100167762005563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chevaux-celebres.blogspot.com/2006/06/le-vizir-le-plus-illustre-_115100167762005563.html' title='LE VIZIR, le plus illustre cheval de NAPOLEON'/><author><name>CHEVAL</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00486273841969419197</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30092366.post-115098445619483697</id><published>2006-06-22T06:42:00.001-07:00</published><updated>2006-06-22T11:44:46.356-07:00</updated><title type='text'>COMPLICITE AU GALOP</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6303/3220/1600/9782703002444.jpg"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 80px; CURSOR: hand; HEIGHT: 108px" height="31" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6303/3220/320/9782703002444.jpg" width="80" border="0" /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Philippe THOMAS-DEREVOGE&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;165x220 - 192 pages - Ref. CLCOGA&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Editions CREPIN LEBLOND.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est un parcours initiatique, religion « cheval », une bible, de culture équestre, à lire entre toutes les mains, cavalières bien sûr, non cavalières surtout. Pourquoi ? Pour comprendre, pour connaître les raison de cette énigmatique passion qui gagne une population croissante d’hommes et plus encore de femmes. Philippe, le cavalier, partage avec le lecteur ses désillusions et ses succès sur le dos de Domingo, ses premières confrontations avec un athlète pas commode d’un mètre quatre-vingt et de sept cents kilos, puis leur coexistence, enfin leur complicité, stade ultime et idyllique de la plus noble mais aussi la plus difficile des conquêtes.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30092366-115098445619483697?l=chevaux-celebres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chevaux-celebres.blogspot.com/feeds/115098445619483697/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30092366&amp;postID=115098445619483697' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30092366/posts/default/115098445619483697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30092366/posts/default/115098445619483697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chevaux-celebres.blogspot.com/2006/06/complicite-au-galop_22.html' title='COMPLICITE AU GALOP'/><author><name>CHEVAL</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00486273841969419197</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
